Le 1er mai 2003, reste un jour normal pour les palestiniens qui apporte son lot quotidien de morts, de blessés et de destructions des habitations. 12 palestiniens ont été tués durant un raid israélien dont un enfant de deux ans, Amir Ayyad, atteint d'une balle à la tête et 65 personnes ont été blessées (15 d'entre elles sont dans un état critique).
Profitant de la campagne de l’administration Bush en Irak, l’armé israélienne s’octroie le droit d’assassiner des militants et civils palestiniens sans jugement. Des tirs sur les ambulances, bombardements des quartiers résidentiels ou liquidation de personnes en pleine rue ne font l'objet d'aucune enquête, garantissant l'impunité aux forces israéliennes, et leur permettant d'agir en dehors des lois. Depuis le début de l’Intifadha et jusqu’au moi de mai 2003, il y a eu 2. 482 morts Palestiniens, dont 220 assassinats extra-judiciaires (infractions graves à la 4ème Convention de Genève, considérées comme des crimes de guerre).
Par ailleurs, 85 % des personnes tuées sont des civils. En plus, d’après l’UNICEF 41.500 Palestiniens ont été blessés dont 7.000 enfants. En outre, les personnes souffrant d’un handicap permanent sont estimées à 2.500 dont 500 enfants. Par ailleurs, 25 ambulances du Croissant Rouge ont été détruites et 197 ambulances ont été touchées par des balles réelles.
L'immobilisme de la communauté internationale face à ce drame et le parti pris systématique des USA en faveur d'Israël, engendrent la colère, l'humiliation et la frustration dans toute la région.
Il n'y aura pas de paix au Moyen Orient tant que la justice n'aura pas été rendue au peuple palestinien. Cela passe obligatoirement par l'application du droit international, à savoir les résolutions des Nations Unies. Nous devons aussi demander à l'ONU, aux gouverneurs de l'Union européenne et de la Suisse, d'user de toute leur force pour :
1. Mettre un terme urgent au massacre du peuple palestinien et au blocus qui le condamne à la mort lente.
2. La constitution d'une force internationale pour la protection des populations civiles palestiniennes et de la minorité arabe en Galilée.
3. L'application des résolutions des Nations Unies concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens chez eux et la récupération de leurs biens, le retrait des forces d'occupation de tous les territoires occupés, y compris Jérusalem (Alqods) et la proclamation de l’état palestinien indépendant et souverain.